Expert en bonheur

MA VIE N'EXISTE PAS SANS FACEBOOK

En 2017, j’en ai eu assez de l’hiver.

Alors je suis parti vivre en Nouvelle-Zélande.

Pas de cell.

Pas d’ordi.

Pas de caméra.

Aucune technologie.

Ça m’a fait bizarre.

Tout d’abord, j’ai dû planifier mes déplacements à l’avance.

Comme dans le temps de mon premier voyage en 2001.

J’ai noté l’adresse de mon hôtel dans un cahier.

J’ai noté le bus que je devais prendre pour m’y rendre.

Et j’ai pris l’avion.

C’est hallucinant à quelle vitesse j’ai dévoré les livres que j’avais apportés!

En n’ayant pas de technologie pour me distraire, j’avais amplement de temps pour lire.

En n’ayant pas de caméra pour prendre des photos, je prenais plus de temps pour admirer le paysage et le mémoriser.

En n’ayant pas Google Maps pour m’orienter, je devais parler aux gens pour demander les directions.

Ouaip! C’était pas mal cool tout ça!

… jusqu’à ce que ça fasse quelques semaines que j’étais parti.

C’est là que j’ai réalisé que personne ne savait ce que j’étais en train de vivre.

Comme je ne pouvais rien publier sur Facebook, j’avais l’étrange impression que mon voyage n’existait pas.

C’est fou quand même!

C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience à quel point partager ce que je vivais s’était profondément immiscé dans ma vie.

Partager sur Facebook, mais partager au sens plus large aussi.

Pourquoi est-ce que j’ai besoin que les autres voient ce que je vois pour que mon voyage existe?

Est-ce que je ne pouvais pas simplement vivre les choses pour MOI?

Pourquoi mon existence est définie en fonction des autres?

Progressivement, je me suis mis à me recentrer sur moi.

Vivre les choses simplement pour les vivres.

Manger dans un bon resto sans que tout le monde le sache.

Voir un beau paysage et le garder pour moi.

Ça m’a fait du bien.

Ça m’a recentré sur moi-même et j’ai recommencé à apprécier les choses pour ce qu’elles sont, plutôt que pour leur apparence.


Plus que tout, j’ai découvert à quel point J’AVAIS DU TEMPS!!

J’allais m’entraîner au gym presques tous les jours.

Je prenais beaucoup de marches.

Je dévorais une quantité phénoménale de livres.

Ma concentration s’est rapidement améliorée.

Je me sentais REVIVRE!


Après quelques mois sans technologie, je suis retourné sur Facebook.

Et c’est là que ça m’a frappé à quel point tout ça est vide.

La plupart des publications me dégoûtaient!

C’était tellement fake, tellement éphémère.

Mon intérêt pour les réseaux sociaux s’était évaporé!

Aujourd’hui, je suis revenu à un certain équilibre.

Je m’abonne à Netflix deux ou trois mois par année seulement.

Je continue d’aller sur Facebook à tous les jours, mais j’y passe généralement moins de 15 minutes.

Ma faiblesse, c’est YouTube.

Je l’ouvre encore souvent.

Un peu comme le réflexe d’ouvrir le frigo aux 10 minutes quand on s’ennuie.

Par contre, bien souvent, je cherche de bonnes vidéos avec du contenu intéressant et je n’en trouve pas alors je referme la page.

Et tout ça m’apporte à mon questionnement sur ce que je produis.

Je ne veux pas polluer internet avec du contenu vide de sens.

En même temps, je ne veux pas trop sévèrement juger ce que je produis.

Alors, où est-ce que je trace la ligne?

Je vois beaucoup de gens publier régulièrement des vidéos, des citations, des photos et toutes sortes de choses comme ça.

De mon point de vue, la très grande majorité de ces publications sont vides.

Mais, il y a le contenu qui fait rire.

Et il y a parfois de la substance.

Alors, qu’est-ce que je fais?

Est-ce que je publie selon un horaire régulier comme tous ceux qui veulent développer leur entreprise?

Est-ce que je publie seulement lorsque j’ai l’impulsion de le faire?

Est-ce que je ne publie plus et je recommence à vivre les choses pour moi uniquement?

Est-ce qu’il y a vraiment une réponse à ces questions?

Il y a quelques mois, j’ai travaillé avec une agence qui gérait ma pub Facebook.

Je me suis alors mis à être plus régulier dans la production de mon contenu.

Ça m’a fait du bien au début, pendant quelques semaines.

Mais, avec le temps, je trouvais que mon contenu perdait son sens.

Je commençais à publier pour publier.

Alors j’ai arrêté.

C’est pas facile de trouver un équilibre dans tout ça!

Alors je continue d’avancer et d’observer comment la terre réagit à chacun de mes pas.

Sur ce, j’éteins l’ordi et je vais aller prendre une marche.


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