Expert en bonheur

Heureux pour rien

Je suis sur une terrasse dans le Poblado, le quartier chill de Medellin, en Colombie. Je suis fucking heureux. Pourquoi? Pour rien. Le grand pouvoir du rien. Je n’ai pas d’attentes. Je n’ai pas besoin de plus d’argent. Pas besoin d’être en couple ou avec des amis. Je n’ai pas besoin de quoi que ce soit d’autre soit différent que ce que je suis en train de vivre en ce moment.

Ambiance musicale suggérée
pour davantage savourer l'article

Étrangement, je pourrais être ici, ou ailleurs, dans les mêmes circonstances, et être très malheureux. J’ai déjà testé cette option-là d’ailleurs. Plusieurs fois. Être dans un endroit idyllique et atrocement mal dans ma peau. Alors, c’est quoi la différence?

Exemple d'endroit idyllique où on peut être malheureux

Heureux sur ma terrasse

C’est ce qui se passe à l’intérieur de moi. Je sors d’une retraite de méditation Vipassana de 10 jours. Pendant 10 jours, j’ai médité, j’ai observé ma respiration et mes sensations. J’ai observé les choses telles qu’elles sont pour me défaire de ma dépendance à vouloir que les choses soient autrement. Pour me défaire de ma dépendance à penser. Pour me défaire de ma dépendance à devoir constamment être dans l’action, plutôt que de profiter du rien.


J’ai tellement cherché le bonheur à l’extérieur de moi. Mon Grand Rêve, depuis 25 ans, c’est de voyager. Alors j’ai voyagé! J’ai habité dans 8 pays, j’en ai visité 43. J’ai adoré découvrir le monde! Et je continue de le faire. Mais, depuis les derniers voyages, j’ai pris conscience que ce Grand Rêve ne m’apportait pas le bonheur et la satisfaction profonde que je désire.

J’étais en quête constante de nouveauté, d’émerveillement, d’excitation. Je voulais continuellement provoquer l’état magique dans lequel vivent les enfants qui découvrent le monde. Oui, voyager, c’est merveilleux. Ça fait rêver bien des gens, moi le premier. Mais, une fois que j’ai obtenu ce que je désirais (ou pensais désirer) j’ai réalisé que je n’étais toujours pas heureux. J’ai passé des heures et des jours à me morfondre dans des endroits idylliques. J’aurais normalement dû être heureux, mais je ne l’étais pas. C’est comme si j’étais devenu millionnaire en croyant que c’est ce qui me rendrait heureux, alors que je me rendais à l’évidence que j’avais cherché à accomplir le mauvais objectif.

Alors c’est quoi le problème? C’est de chercher le bonheur à l’extérieur de soi. Oui, je sais, ça fait cliché, mais c’est vrai. Par contre, cette affirmation est restée un concept mental bien longtemps pour moi. C’est une chose de comprendre le concept mentalement, c’en est complètement une autre que de le vivre. Comment on fait pour trouver le bonheur à l’intérieur de soi? Parce que, pendant bien longtemps, quand je regardais à l’intérieur, c’est plutôt le malheur que je trouvais. Dès que je me trouvais seul et sans quelque chose à faire, je me mettais à déprimer. Pour éviter l’inconfort, je me remettais donc dans l’action.


C’est comme ça que je vivais ma relation avec internet, avec les voyages, avec la porn, avec le vélo, avec les amis, avec ma vie amoureuse, avec le travail… absolument tout peut devenir une dépendance. Ce qu’il faut faire, c’est de se détacher de ces distractions extérieures. Tolérer l’inconfort temporaire qui va ainsi émerger. Accepter cette pause désagréable mais temporaire, le temps que le bonheur s’accroche à une source intérieure plutôt qu’extérieure.


Ça demande de la patience. Ça demande du travail. Ce n’est pas facile. Ça requiert la décision d’affronter la tempête de plein fouet. Regarder ce qu’on ne veut pas regarder. Plonger dans la peur plutôt que l’éviter. Mais la récompense en vaut énormément la chandelle.


Et ça doit devenir une habitude de vie. Il ne suffit pas de prendre sa douche une fois pour être propre toute sa vie. Ce n’est pas de faire de l’exercice quelques mois qui va me rendre en santé toute ma vie. Ce n’est pas de faire une retraite de méditation ou un séminaire de développement personnel qui va me rendre heureux toute ma vie. Cultiver le bonheur intérieur, c’est une habitude à intégrer et à pratiquer toute sa vie.


Ce motiver à méditer, c’est tough en crisse. Heureusement, la souffrance est là pour nous aider. En 2010, à la sortie de ma relation de dépendance affective extrêmement souffrante, j’allais tellement mal que c’est devenu facile de me motiver à méditer. Quand la souffrance est grande, on s’ouvre aux alternatives ésotériques plus facilement. L’allègement concret des souffrances que je sentais au quotidien m’a aidé à développer la discipline de méditer à chaque jour.

Par contre, la société dans laquelle on vit est extrêmement propice à la création de dépendances, d’attachements et de désirs. Tout est orienté pour nous faire croire que le bonheur vient de l’extérieur. On trouve l’amour chez l’autre, on se régale d’un bon repas, on apprécie voyager, on lubrifie les relations sociales avec l’alcool. Tout ça, c’est du “bonheur” qui trouve sa source à l’extérieur. Mais c’est une méconception. Parce que la vraie source de bonheur est en fait créée par les SENSATIONS INTÉRIEURES qu’on lie à ces événements.


Cette même personne dont j’étais amoureux peut me rendre extrêmement malheureux. Ces voyages fantastiques peuvent devenir un piège dont je deviens esclave. C’est parce que ce n’est pas le voyage ou l’être aimé qui fait mon bonheur ou mon malheur. Ce sont les SENSATIONS que je crée à l’intérieur de moi qui rendent l’expérience positive ou négative. Je crée mon bonheur ou mon malheur par l’interprétation positive ou négative que je crée à travers les expériences que je vis.

En fait, il y a même mieux que le positif ou le négatif : en apprenant à se détacher des expériences extérieures, en arrêtant de catégoriser les expériences comme étant positives ou négatives, on entre progressivement dans la neutralité objective. Et c’est là que tout le bonheur réside! Le bonheur du rien. On commence à savourer cette grande pièce de théâtre qu’on croit réelle pour ce qu’elle est vraiment : une pièce de théâtre. Le théâtre, qui vient du latin et du grec ancien et qui signifie « lieu où on regarde». Et c’est tout ce qu’on a à faire : regarder. Arrêter d’être impliqué émotionnellement au premier degré dans tous les aléas de la vie. Observer cette magnifique pièce de théâtre qui se déroule devant nos yeux. Accepter pleinement de jouer le rôle et, surtout, se rappeler l’importance de «jouer» le rôle.


Si tout ça est quelque chose qui t’appelle, je peux t’aider. J’ai créé un communauté de gens qui travaillent activement à améliorer leur bonheur. Ce n’est rien de magique ni d’instantané. C’est plutôt d’apprendre à cultiver le bonheur, développer sa liberté d’ÊTRE et développer sa liberté financière pour pouvoir vivre la vie dans tout le fabuleux spectre de saveurs qu’elle peut offrir.


Inscris-toi ici pour recevoir tous mes articles saisissants!